samedi 17 mai 2014

[Série télé] Sherlock : Alchimie habile de matériaux suradaptés.

Bonjour à tous ! Et ouais toujours en vie mais malheureusement, toujours pas d'inspiration pour vous instruire de ma culture, masses ignorantes que vous êtes ! Mais bon, après un congé prolongé non prévu (et non remboursé par la sécu), j'ai décidé de vous parler d'un truc que je gardais dans ma poche histoire d'avoir un nonoss à vous offrir pour que vous ne vous fassiez pas les dents sur le canapé. Bref, trêve d'expressions foireuses et hasardeuse, on va parler de la série anglaise Sherlock. 


Bon, même si vous êtes sans doute déjà tous au courant, il est bon de rappeler qui est exactement Sherlock Holmes. Il s'agit du personnage principal des romans de Sir Arthur Conan Doyle, un écrivain anglais qui a passé la majorité de sa vie à conter les aventure du détective à travers pas moins de 56 nouvelles et 4 romans. La popularité a été tel que lorsque Conan Doyle en a eu marre de son personnage fétiche, le public lui en a encore réclamé et il a été condamné à écrire du Sherlock jusque à sa mort. Et même après, Holmes n'a pas sombré dans l'oubli puisque ses aventures ont continué à être reprises par d'autres écrivains et l'arrivée du cinéma dans la vie des gens a permis au résident de Baker street de perdurer à travers plus de 260 films (environ). 

Mais ici, ce qui va nous intéresser, ce sont les série télé. Bon, des séries télé sur Sherlock holmes il en a énormément et de toutes les nationalités (Marrez-vous, mais la Russie semble assez friand des aventures de Holmes), mais celle qui va nous intéresser, c'est l'une des plus "récente" et des plus intéressante : La série anglaise prénommé sobrement "Sherlock". 

Arrivé pendant une période ou le public redécouvrait le personnage avec les films de Guy Ritchie ou encore la série Elementary (Adaptation très libre de Sherlock puisqu'elle se passe à New York et fait de Watson une femme Asiatique appelé Joan Watson et donc je ne peux rien vous dire car je ne l'ai pas encore visonnée) et chapotté par les producteurs de la nouvelle série Doctor Who , Sherlock est une transposition des écrits de Doyle à notre époque en les réactualisant avec les thèmes et les technologies de notre époque et en proposant un format.....particulier puisque les saisons sont proposés dans un format de 3 épisodes d'une heure et demi, ce qui donne un aspect bizarroïde à la série donnant plus l'impression de mater 3 petits films qu'une vraie série...... et surtout nous plonge chaque année dans une frustration plutôt prononcé tant on voudrait en voir plus ! (Oui car quand c'est bon, on en veut toujours plus ...PLUS PLUS !!!!)


Mais plus qu'une retranscription, Sherlock c'est avant tout un véritable grand écart entre le moderne, la réécriture et l'originalité (si la série avait trois jambes évidemment). En effet, ici, les écrits de Doyle sont repris et constitue le squelette de la série mais la série a eu la bonne idée d'injecter ses propres idées et de reprendre également des morceaux d'autres histoires pour donner un aspect neuf et nouveau pour, d'un côté plaire aux fans des aventures de Holmes mais également pour intéresser un nouveau public ainsi que plaire à une masse qui dirait "je connais tout les écrits de Sir Arthur, aucun intérêt que je regarde cette série".  Entre la technologie oni-présente et injectant des effets intéressants pour les enquêtes ou encore en créant des personnages nouveau, la série réussit le tour de force d'éblouir son public alors que le matériau de base est plus que sur-adapté... Mais la série est brillant également pour sa façon de casser les croyances du public. 

En effet, car la série a tenté de casser les croyances populaires. Faisons test : Si je parle de Sherlock Holmes, la plupart répondront : 

- Un détective au service du public qui punit les méchants en faisant preuve de bonté, d'intelligence et faisant tout ça pour le bonheur du peuple. 

(oui, oui, marrez-vous, j'ai fait l'expérience sur des singes de laboratoire...... enfin, y paraît qu'on appelle ça aussi des amis. bref, c'est pas important) 

Et pourtant, non ! La vérité est ailleurs, bien ailleurs, très loin. Et c'est l'une de ses croyances que la série veut nous rappeler : Le faites que Sherlock Holmes était un parfait trou du cul. Entre arrogance, addiction pour les drogues en tout genre, caprice de star ou encore les relations compliqués qu'il a avec son entourage, on détesterait avoir le personnage en face de nous mais l'ampathie avec le personnage est bien là et en fouillant, son caractère n'a rien d'incohérent, comment ne pas prendre la grosse tête quand on a l'impression qu'on va à 100 à l'heure et que tout le monde fait du 50.... et qu'on a bien raison de penser qu'on va à 100. Le résultat donne un Holmes imprévisible et vraiment passionnant à suivre tant ses réactions imprévisibles et son côté "génie fou" vaut le détour à lui tout seul. Holmes n'est d'ailleurs pas le seul à changer puisque Watson renoue aussi à ses racines d'origines cassant l'image de petit boulet inutile en montrant un homme plus tourné vers l'action et qui contrebalance les qualités de holmes par les siens. 


Mais la série s'offre également des changements radicales et ô combien délicieux. Et le meilleur c'est par rapport au personnage de Moriarty, l'ennemi juré de Holmes qui ici, subit une complète transformation. D'un personnage sérieux et figure inquiétante et menaçante, on a droit ici à une sorte d'ado droguée ayant plus le physique d'un employé de banque qu'un tueur pychopathe mais avec un caractère instable et qui semble toujours entrain de contenir la folie qui émane de lui (on a l'impression que d'un instant à l'autre, il va tuer tout le monde dans la pièce, défoncer les meubles et s'arracher la peau du visage juste pour le fun). Le résultat donne évidemment quelque chose en contradiction avec les écrits de Doyle mais sont totalement cohérent avec la série. Une réussite de plus donc. 

Et je ne parlerai même pas de la performance du Sherlock holmes attitré : Le très prolifique Benedict Cumberbatch. En plus de son physique assez particulier (faut l'avouer, au début, je me disais qu'il avait pas le physique de l'emploi), son jeu et ses mimiques font très bien partie du personnage et rajoute un plus à la liste déjà longue des charges réussies de la série. Soit dit en passant, la présence de Martin Freeman incarnant Watson rajoute un petit détail rigolo (en plus de son excellente performance) : Il a incarné depuis le rôle de Bilbo Saquet dans le Hobbit. Et...........Cumberbatch a prêté sa voix à Smaug..............Oui, Smaug et Bilbo Saquet résolvent des énigmes à londres............la vie est une farce. 

Bref, je ne dirais qu'une dernière chose : Sachant qu'une saison d'une série normal dure environ 16h et que Sherlock arrivent à étre plus passionnante en 4h30 que pas mal d'autres séries, vous n'avez AUCUNE excuse pour ne pas la regarder ! 

Plus sérieusement, Sherlock est une série géniale qui s'adresse à tout le monde. Que ce soit le petit fan de Sherlock qui a envie de redécouvrir son héros préféré sous un aspect moderne et nouveau ou encore le mec qui a envie de se faire une culture en découvrant le personnage......ou tout simplement le mec qui a envie de voir une vraie bonne série. Regardez-là, vous ne serez pas déçu. Oh que non...! 

Et pour finir, un petit bonus fait par un fan qui, personnellement, me fait sourire à chaque fois. 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire