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samedi 27 février 2016

WAS –The Hourglass of Lepidoptera– bientôt supprimé de Steam, c'est mantenant ou jamais !

Bonjour à tous.
Petit article rapide pour signaler une petite news qui va sûrement passer inaperçu mais que je tiens à signaler :

Comme vous le savez peut être, depuis environ un an, la distribution de visual novel a augmenté chez nous. Cela est dû à quelques initiative de la part de Steam mais également de Kickstarter et d'un groupe appelé Sekai projet. Ce groupe a eu l'idée de financer des traductions (et plusieurs bonus) de certains VN, répondant ainsi à la demande de ce genre sous représenté en dehors du japon.



L'un des premiers projets est WAS -The Hourglass of Lepidoptera-, un visual novel très sympatique créer par S.R.L, créateur de visual novel amateur. L'histoire se passe dans un japon uchronique d'après guerre et raconte les aventures de Tadoyoshi Kurosawa, un jeune héritier d'une famille riche des environs recueilli par une église chrétienne et découvrant qu'il déclaré comme décédé. Il va donc devoir se faire à une nouvelle vie dans les bidonvilles de la citée et découvrir la vérité derrière son prétendu décès. Malgré son aspect amateur, le jeu est très soigné et propose une intrigue assez intéressante et passionnante. (pour ceux qui se posent la question : le jeu est tout publics et ne propose ni hentaï ni fanservice)

Toutefois, le projet sorti il a deux mois va malheureusement trouvé une fin assez désagréable : Suite à une violations de la charte STEAM, (le développeur aurait marchandé quelques reviews positives pour mettre désespérément en avant le jeu qui bide un peu), le jeu va purement et simplement être supprimé de la plate-forme de valve. 

C'est pourquoi je vous préviens : Si vous êtes intéressé par le jeu, achetez-le aujourd'hui car demain, le jeu ne sera peut etre plus là. Pour ceux qui se posent la question; une fois acheté, le jeu sera à vous et même supprimé du magasin steam, vous l'aurez toujours quoi qu'il arrive. Et il a aussi possibilité de vous faire rembourser si vous n'aimez pas. 

Si je suis loin d'être d'accord avec les méthodes du développeur, je pense surtout qu'ils ont fait ça par désespoir de voir leur jeu complétement bidé..... (sans déconné, y a pas un seul site dans aucun langue qui a parlé de ce jeu), je pense que ca n'enlève rien au qualité du titre et vous insiste à en faire l'acquition le plus vite possible car bientôt, ce sera fini. 

J'ignore si ca insistera quelqu'un mais voilà, je mets ma petite pierre à l'édifice pour ce titre sur lequel j'ai une certaine affection. 

Voilà, c'est tout. à bientôt pour de nouveaux articles.  

mardi 6 mai 2014

[VN] Go! Go! Nippon! ~My First Trip to Japan~ : L'entrée recommandé du chef.

Bonjour à toi, peuple d'internet ! Ca faisait quelques temps que je ne t'avais abreuvé de mon savoir vidéoludique et donc.....je vais parler de visual novel. Oui, je me disais que 1) ça faisait longtemps que j'avais pas parler de visual novel pur (ceux sur pc et tout) et 2) vu que le temps me manque toujours, je n'ai pas le temps de faire un gros sujet là tout de suite, même si c'est en cours d'écriture dans un coin. Donc, ceux qui m'aiment bien, j'espère que vous appréciez l'article et que vous attendrez la suite et ceux qui m'aiment pas et pensaient que j'avais arrêter d'écrire, j'espère que vous êtes déçu. Sur ce, on va parler de Go! Go! Nippon! ~My First Trip to Japan~.


Go! Go! Nippon! ~My First Trip to Japan~ est donc un visual novel fait par le studio OverDrive (ne cherchez pas les autres jeux qu'ils ont fait, ils n'ont développé que des visual novel encore une fois). Le studio, après des petits succés comme Deardrop ou encore Kira☆Kira, a décidé de publier un visual novel d'un genre un peu plus particulier : Un visual novel destiné au public occidental Le but était de faire en sorte que le jeu sorte en même temps sur le territoire japonais mais également via l'éditeur mangagamer en europe et aux états-unis. Et pour cause, le contexte de ce visual novel est de proposer (comme son nom l'indique) un petit voyage au coeur du japon.

Go! Go! Nippon! ~My First Trip to Japan~ raconte donc l'histoire d'un mec lambda (à vous de lui donner un nom et d'imaginer son visage puisque les CG ne lui en donnent même pas) qui va réaliser son rêve : Faire un voyage au japon. Après avoir révisé suffisamment son japonais et avoir pris son billet d'avion, votre personnage débarque à Tokyo pour rejoindre ses amis japonais qu'il a connu via le net, Makoto et Akira. Mais qu'elle n'est pas sa surprise quand il constate que Makoto et Akira sont en réalité deux soeurs (au Japon, les prénoms Makoto et Akira sont unisexe) et que son voyage va se faire en leur compagnie. Un long tour de Tokyo et une visite guidée du Japon sont au programme.


Bon autant vous prévenir avant tout : L'histoire n'est pas tellement au centre de ce jeu. Au contraire, on pourrait presque le prendre comme un mini-documentaire sur Tokyo et ses différents quartiers, sur les quelques endroits du Japon qu'on doit visiter si on vient y faire du tourisme ainsi que quelque leçons sur les coutumes du japon. Evidemment, si vous connaissez bien le japon (comme pas mal de fans), il a peu de chance que Go! Go! Nippon! vous apprenne quoi que ce soit (bien que je dise ça et pourtant, j'ai appris quand même plusieurs choses sur des quartiers de Tokyo moins populaire). Du reste, le jeu propose (comme vous en doutez) une léger histoire d'amour assez simple avec les deux héroïnes. Et inutile de dire vu la personnalité des filles (une gentille grande soeur très attachante pour Makoto et une tsundere otaku sur les bords pour Akira), votre choix ne sera pas difficile à faire selon vos goûts. Les routes sont très simples : Selon les quartiers que vous visiterez, vous obtiendrez la route de l'une ou l'autre (Par exemple, Akihabara étant le quartier otaku de Tokyo, c'est évidemment Akira qui vous le fera visiter). Le jeu possède également un petit compteur des dépenses....dont je vous avoue ne pas piger l'utilité (peut être pour vous montrer combien un voyage à Tokyo peut coûter) et que le jeu est tout public, donc sans hentaï.. (bon ok, y a une ou deux scènes fanservice donc une un peu ecchi mais c'est vite survolé).

Clairement, ce jeu a été fait pour les gens qui ne connaissent pas du tout le japon et qui ont envie de s'y mettre et de, pourquoi pas, se mettre aux visual novel. Vous savez....depuis un moment, j'étais à la recherche d'un VN qui pourrait juste consister le moyen d'introduire quelqu'un à ces jeux-là. Et je pense que Go! Go! Nippon! peut faire l'affaire. Il se lit vite (4h pour finir le jeu avec une des deux filles), n'est pas chiant, pas moche, ne contient pas de contenu adulte et n'est pas chiant de mon point de vue (son format court joue beaucoup). En d'autres termes, c'est une bonne introduction avant de passer à un visual novel plus consistant et plus riche.


Surtout qu'en prime, le jeu est très facilement trouvable puisqu'il est disponible sur Steam depuis peu à 9 € et qu'il est parfois soldé (je l'ai eu à 5 € moi par exemple).

En d'autres termes, vous voulez essayer le Visual novel mais vous n'avez pas envie de prendre un truc super long, cher et qui risque de vous faire ennuyer ? Essayez ce jeu. Il n'est pas spécialement exempt de tout défaut et si vous êtes du genre à tiquer dés qu'un truc vous semble un peu cliché (ou que vous n'aimez pas le japon...........ça arrive à des gens très bien hein?), vous risquez peut être de regretter après coup. Mais pour peu que vous soyez curieux, ouvert et intéressé par de nouvelles expériences, ce jeu peut vous intéressé. Personnellement, je retiens surtout un excellent moment et j'ai pu tranquillement me détendre en révisant ce que je connaissais déjà et aiguiser le reste. Voilà, sur ce, je vous dis à bientôt et jouez bien.




dimanche 26 janvier 2014

[VN] Saya No Uta : L'héritage de Lovecraft.

Bonjour à tous. J'avais prévu de vous servir un article qui, cette fois, ne parlait pas de visual novel. Je m'étais dit que j'en avais beaucoup parler ces derniers temps et je me suis dit qu'il fallait un peu se calmer et repartir sur du jeu vidéo un peu plus classique. Et pourtant......Aujourd'hui encore, on va parler d'un VN. Mais pas n'importe quel visual novel, THE visual novel, l'étrangeté parmi les étrangetés, la chose que j'ai longtemps hésité à installer et lire sur mon pc, la zone interdite du visual novel..... On va parler aujourd'hui de Saya no uta.....

Attention avant de commencer, je préfère vous prévenir : il risque d'avoir des Spoiler. Je tenterai de vous avertir avec les moyens du bord au moment de spoiler. 


Alors, Saya no uta est un visual novel sorti en 2003 et développé par Nitroplus, une société de visual novel qui a, notamment, créer Supersonico ou encore la série de jeu Chaos;head. Saya no uta est plus ou moins leur premier gros carton et ce n'est pas par hasard... Le jeu a été publié l'année dernière officiellement en version boîte au états-unis par JAST USA (un site qui vend et publie des visual novel partout dans le monde) après une série de trad amateur. Le jeu est, par ailleurs, disponible en plusieurs langues dont le français en version démat traduit par les fans. c'est d'ailleurs cette version français fait par la Nnuuu Production (que je remercie si ils existent toujours vu que leur site n'existe bizarrement plus) que j'ai testé pour vous. Jeu que j'ai d'ailleurs testé car plusieurs personnes m'ont conseillé de le lire (et je ne remercie pas ces personnes car maintenant, je dois louer quelqu'un pour dormir avec moi la nuit tellement ça m'a foutu les boules cet eroge)

Saya no uta nous raconte l'histoire de Fuminori Sakisaka, un étudiant comme les autres en apparence à un gros détail prêt. Suite à un accident qui a coûté la vie à ses parents, Fuminori a dû subir une opération expérimental qui a déformé sa vision du monde : le monde ressemble désormais à une sorte d'antre de l'enfer ou les murs sont faits en chair humaine, une odeur de décomposition règne sans arrêt, les gens ressemble à de monstrueuses masses de chair et de tentacules (par "chance", il arrive à comprendre la voix des gens quand ils s'adressent à lui) et même son sens du goût est altéré (tout a un goût pourri). Alors qu'il pense à se suicider pour fuir cette horrible monde dans lequel il vit, Fuminori  va alors fait la connaissance de Saya, une jeune fille qui lui apparaît normal. Seul lueur dans ce monde horrible, Saya va rapidement devenir la seule raison de vivre de Fuminori et il va aider celle-ci à retrouver son père....même si il se doute que Saya n'est clairement pas humaine elle-même.

Autant vous prévenir avant de continuer : Saya no uta est un visual novel réservé à un public averti. Il fait partie en effet de ses rares visual novel qu'on pourrait classer dans le "Dark visual novel". Tout dans ce jeu est en effet incroyablement malsain : L'histoire est une sorte de cauchemar dans lequel les actes macabres, choquants et morbides se succèdent : Viol, cannibalisme, meurtres, actes de tortures physiques et psychologiques.... Il faut clairement savoir dans quoi vous mettez les pieds quand vous lancerez saya no uta. J'irai presque à dire que j'ai rarement lu quelque chose qui m'est autant resté dans la tête des heures après le fin de l'histoire, les seuls fois ou j'ai vu des univers aussi noirs, étranges et dérangeants, ce sont dans les écrits de lovecraft* (dont on pourrait dire que l'auteur tire peut être une partie de son inspiration ). Comme dit plus haut, si vous êtes du genre à être vite choqué, que vous avez des difficultés à rester calme dans une ambiance stressante ou autres, ne lisez pas Saya no uta.


Mais tout cette horreur est justifié ? Saya no uta possède t'il vraiment un atout autre que le faites de choquer très facilement ? Et bien... Oui et non. Disons le franchement : on sent que Saya no uta a été écrit pour être très choquant mais heureusement, l'écriture est plus intelligente que ça. Le jeu joue en effet sur le rapport du bien et du mal en présentant la situation du point de vue de chaque personne : Fuminori fuit les rapports avec les autres et vu ce qui lui arrive, difficile de le lui reprocher : chaque personnage ressemblant à un horrible monstre agressant chaque un de ses sens et rendant la présence d'un seul d'entre eux comme une véritable torture psychologie pour lui. Seul saya est normal de son point de vue et comme en prime, elle comble chaque un de ses désirs (et j'insiste LOURDEMENT sur le chaque un si vous me suivez....), il n'est pas difficile de comprendre son attachement à la jeune fille. Attachement d'autant réciproque que saya est elle aussi bien seul vu sa condition (je ne pense pas spoiler beaucoup en vous laissant comprendre qu'on devine vite que saya n'est pas humaine...). Seuls les amis de Fuminori sont finalement à plaindre vu qu'ils tentent d'aider celui-ci mais que leur curiosité va les mener à ouvrir la boîte de pandore et que les répercussions vont être catastrophiques. C'est un peu tout le sel de cette histoire : On voit l'horreur s'approcher et on ne s'empêcher de regarder quel forme elle va prendre et avec quel violence elle va frapper. Horreur qui se veut d'ailleurs autant montré que suggéré à plusieurs reprises (La scène du voisin.....).Ce qui fait que malgré tout, on prends rapidement un certain "plaisir" à lire l'histoire et de savoir à chaque phrase qui va suivre.

L'histoire, d'ailleurs, ne possède aucun vrai twist qui viendra tomber au cours de la lecture. Les règles sont clairement établie en début d'histoire et on suit ensuite la lente chute des personnages jusqu'à la conclusion. Conclusion multiples d'ailleurs puisque seuls 2 choix sont proposées durant Saya no uta et mènent à 3 fins différentes....que je vous conseille TRES LOURDEMENT de voir à tour de rôle.


Alors tout ça, c'est bien joli mais si on a le coeur bien accroché, cela veut t'il dire qu'on trouvera aucun défaut à Saya no uta ? Et bien non...Personnellement, y a un détail qui m'a clairement fait tilté dans ce jeu : La surenchère de scéne H. Si, ici, ces scènes sont justifiés et amplifie grandement le sentiments malsain du jeu, il est clair que le jeu en fait trop.... Il a au moins 10 scènes hentaï pendant les 6 heures que dure le jeu et franchement, ça saoule rapidement et on passe à une autre forme de dégoût bien nuancé que celle déjà présente (sans compter que vous l'aurez compris en voyant la tête de Saya, on a affaire à une loli......et que j'ai horreur de ça....j'ai donc gratifié chaque scène de ma plus belle grimace de dégoût et d'un matraquage de touche Ctrl*). Mais à part ça, rien ne m'a dégouté de plus dans ce jeu (enfin.....on se comprends).

Rajoutons à cela qu'en prime, même la musique a décidé de vous faire voyager en enfer. La force de l'ost de Saya no uta est en réalité en deux temps :

1. Elle vous file les chocottes et renforce ENORMEMENT votre malaise face au jeu.
2. Le jeu vous la sert tellement souvent qu'elle va se graver dans votre esprit et que clairement, même après plusieurs jours, vous vous en souviendrez.

Voici d'ailleurs un petit extrait, histoire que je sois pas le seul à cauchemarder dessus :


D'ailleurs, vous pouvez peut être vous demander si j'ai vraiment aimé ce visual novel. Sincérement ? J'en sais rien.... là j'écris cette critique quelques jours après avoir fini la lecture donc c'est un peu retombé et bien que je savais ce qui m'attendait et que j'ai été moins choqué que ce que je pensais, je dois dire que...whoa quoi... j'avais du mal à en croire mes yeux quand j'ai fini ce jeu. C'est vraiment une oeuvre qui sort de l'ordinaire et j'avais jamais vu ça avant mais vraiment, je me taperai pas ce genre d'oeuvre tout le temps (j'ai jamais d'ailleurs compris comment des gens peuvent aimer se taper des histoire glauque en série) tant le contexte du jeu m'a mis mal à l'aise. C'est pour le coup une de ses rares oeuvres sur laquelle je me suis posé sérieusement des questions sur la santé mental de celui qui l'a écrit.

Bref, vous voilà prévenu : Vous pensez que les visual novel sont juste des oeuvres un brin cucul qui ne vous propose rien de plus que de multiplier les conquêtes amoureuses ? Saya no uta va radicalement vous faire changer d'idées. Vous pensez que vous avez tous vu et que rien ne peut toucher votre résistance psychologique ? Saya no uta est pour vous. Vous voulez lire une histoire qui va sans doute autant vous marquer que moi ? Préparez les médocs, installez vous devant votre ordinateur et lancez le jeu..... Ce soir, vous lirez en enfer...voir pire.


* Lovecraft, si vous le connaissez pas, est un écrivain américain des années 30 qui a écrit notamment le mythe de cthulhu, un univers horrifique basé surtout sur la folie psychologique. 

*J'ignore si je l'ai déjà dit mais la touche Ctrl dans les visual novel est la touche par défaut pour faire un défilement rapide de texte dans un visual novel.

dimanche 19 janvier 2014

[VN] Snow Sakura : Le calme et le repos des nerfs.

Bonjour à tous. Je dois avouer que ça commence à faire beaucoup d'articles que je commence et sur lesquelles je perds ma motivation à chaque fois. J'ai un peu de mal à trouver quoi écrire... J'ai pas envie de pousser une gueulante sur un sujet qui m'énerve, j'ai pas envie de faire un top pour divers choses, j'ai pas envie de parler spécialement d'un animé en particulier ni d'un jeu en particulier (en passant, je trouve cet saison d'animé un peu pauvre, y manque un titre percutant). J'ai donc décidé, d'ici que je retrouve la motivation de vous faire un vrai article percutant, de vous présenter un petit visual novel qui, comme moi, vous permettra de passer le temps entre deux autres trucs que vous aimerez davantage. On va donc parler de Snow Sakura.


Alors Snow Sakura ou Yukizakura en japonais est un visual novel sorti en 2003 au japon et en 2007 aux états unis. Il a été développé par D.O un développeur japonais spécialisé dans le visual novel et qui ne semble plus trop en activité aujourd'hui (leur dernier jeu date de 2006 apparemment) et qui était là dés les premiers prémices du visual novel "moderne" (leur premier jeu date de 1990). Il sera publié par l'éditeur américain G-Collection en 2007 pour une sortie en boîte évidemment sous le manteau (via le site internet de l'éditeur).

L'histoire est simple et plutôt classique : Tachibana Yuuji est un lycéen ordinaire qui, un soir, va découvrir que ces parents sont partis en express pour hawaïi en le laissant seul. Il va alors devoir loger chez son oncle et sa cousine, Saki. L'occasion pour Yuuji de faire connaissance avec l'environnement enneigé (constamment d'ailleurs) de la région d'Hokkaido mais aussi de nouvelles connaissances (principalement féminine) des environs.


Pour les filles voici un peu ce que on nous propose :
  • Saki Tachibana : La cousine du héros, une tsundere qui ne manque pas de rêveiller le héros en le frappant le matin ou encore de réguler les mauvais comportements de Sumiko à grand coup de pied dans les fesses. Elle est également mauvaise à l'école.
  • Souya Misaki : L'héroïne par défaut du jeu, c'est une fille gentille, un peu timide et un peu naïve. Assez bonne à l'école, on s'aperçoit très vite qu'elle a des sentiments pour le héros
  • Hiyama Kozue : La camarade de classe, fan de Misaki, elle n'hésite à sortir sa caméra pour la filmer et qui a un comportement assez franc, direct et sans gêne.
  • Kisaragi Rei : La "senpaï" du groupe, responsable en apparence mais qui fait plusieurs choses pas forcément responsable (elle est fumeuse notamment et ne perd pas une occasion d'en griller une), elle est également prêtresse dans un temple à ses heures perdues.
  • Souya Misato : La soeur de Misaki, professeur dans le lycée des personnages, très maladroite, elle a beaucoup de mal à enseigner vu le nombre de maladresses qu'elle commet.
  • Sumiko (j'ai oublié son nom complet) : Le meilleur ami du héros, très présent dans l'histoire comme ressort comique, il est l'éternel perdant, faisant gaffe sur gaffe, ayant une réputation de pervers et d'idiot (même auprès de sa mère).
Vous l'aurez compris : Le scénario est d'une originalité folle et les personnages sont en quelque sorte enfermé dans des clichés. Plus sérieusement, si vous cherchez un scénario complexe et même je dirais, un scénario tout court, ce n'est pas ce que vous trouverez dans Snow Sakura.


Le truc, c'est qu'en effet, rien n'est vraiment surprenant avec Snow sakura : Le titre est un eroge "classique" dans lequel on vit les événements d'une bande d'amis qui font des trucs simple comme n'importe quel bande d'amis (ou en tout cas, l'image que s'en fait l'auteur) : Ils vont en classe, font les idiots après les cours, vont manger au restaurant, font des soirées entre eux pour étudier ou fêter tel évenement, ect. Bref, on vit leur vie super simple jusqu'au moment ou la romance avec une des filles se déclenche enfin. On assiste alors à la naissance du couple, l'évolution toute menue qu'on peut observer et finalement le petit drame final. Oui, le petit drame final qui est un problème assez banal et vite torchée qui constitue l'acte final du jeu. Et quand je dis banal, c'est que vraiment ça tombe tellement soudainement qu'on s'en inquiète même pas et qu'on devine même déjà comment ça se régler alors que ça a peine commencé : Pour donner un exemple, sur la route de Kozue, Mizaki va découvrir que Yuuji et elle sont en couple et va faire une crise de jalousie (Assez ridicule faut l'avouer....) et que ça va casser un peu leur amitié. Inutile de vous dire comment ca finit, vous l'avez sans doute déjà deviner..... Et c'est un peu le problème; on se doute bien qu'a quelques minutes de la fin, un énorme rebondissement ne va pas tomber du ciel (sur 5h de route, c'est pas 30 minutes avant la fin qu'on met en place une intrigue....).

Du reste, rien de transcendant sur le reste non plus : Les dessins sont soignés mais pas les plus beaux qui soit, la bande-son passe du thème paisible agréable à certains themes moins agréable (et surtout comme dans pas mal de visual, ils reviennent trop souvent vu qu'ils sont associés à des lieux) et la durée de vie est classique de ce genre de titre (5h pour une route et environ 20 à 25h pour voir toutes les routes). Bref, le cahier des charges est suivi à la lettre.

- Mais attends minato, t'es entrain de nous dire qu'en faites, tu es entrain de nous présenter un très mauvais visual novel ?
-...... Non mais attends, j'ai pas encore fini de parler, petit margoulin.
- HA !


Oui car Snow sakura n'est pas pour autant un mauvais jeu. Alors certes, si vous voulez un truc super original avec des rebondissements partout, des dialogues super travaillés ou encore des personnages qui sortent des canons habituels, c'est pas là que vous allez en trouver. Mais à l'inverse, le jeu peut avoir une autre utilité : La détente. Pour vous expliquer, moi je joue aux visual novel en deux occasions : Les moments ou je veux découvrir des histoires originales que je ne peux trouver que dans le cerveau subtil d'un auteur qui doit faire un effort d'originalité pour vendre son oeuvre (et mine de rien, ca permet d'accoucher parfois de vrais chef d'oeuvre) ET les moments ou j'ai juste envie de lire une histoire pour me détente teintée d'un brin d'insouciance, de moments simples et d'un zeste d'humour. Et dans cette deuxième catégorie, Snow Sakura remplit son office. L'humour est très présent, les personnages passent leur temps à faire les idiots et à enchaîner les moments drôles, ce qui fait qu'on passe un bon moment en leur compagnie sans se prendre la tête. Et personnellement, ça me suffit. Snow sakura n'est clairement pas le jeu de l'année (ni l'eroge de l'année) mais ce n'est pas ce qu'on lui demande. En faites, cet eroge tombe dans la catégorie de ces oeuvres qu'on appelle "Slice of life".

Le Slice of life ou littéralement tranche de vie, c'est un genre qu'on retrouve beaucoup dans les animés ou les mangas, dans ce genre de titres, on suit la vie de plusieurs personnages et qui nous raconte des moments banals de leurs journées au fil des mois (voir plus). Ca peut apparaître chiant vu comme ça mais beaucoup adorent ce genre d'oeuvre pour une seule raison : elles ne se prennent pas la tête et nous font juste passer un bon moment pour ne pas réfléchir. Ce n'est finalement pas différent du mec qui, pour se détendre, branche son jeu de tir préféré ou son jeu de baston du moment, le but est le même : passer du bon temps à ne pas réfléchir et à se calmer les nerfs. Et dans cet ordre là, Snow Sakura est très bien: Que ce soit pour les moments où le héros se fait réveiller n'importe comment par les autres personnages ou pour les moments de déprime post-examen de Saki, le travail est fait : on se détends et on s'amuse mise de rien. Alors, cet eroge ne plaira pas à tout le monde mais si vous cherchez un titre pour vous détendre un coup sans réfléchir ni vous frustrer ou encore que vous cherchez un bon titre pour vous introduire gentillement aux visual novel... Bha celui-ci est pas plus mauvais qu'un autre. On l'aura oublier quelques jours après l'avoir fini mais c'est pas grave. Snow sakura, c'est le titre qu'on allume quand on rentre du boulot (ou d'une journée de classe), que la journée a été longue et fatiguante, qu'on a envie de se réchauffer devant son pc et de rien faire en sirotant une bonne tasse de thé ou de chocolat chaud.


Bref, voilà, moins à dire sur ce visual novel, ce n'est pas un titre que je recommande à tout le monde mais vous êtes débutant en VN ou encore que vous cherchez juste un titre pour tuer le temps, vous pouvez toujours essayer celui-là. Pour ce qui est de moi, je vous dis à bientôt en espérant que j'aurai pris le coup de fouet donc j'ai besoin

samedi 21 décembre 2013

[VN] Katawa shoujo : Parle à ma tête, mon coeur est malade.

Aujourd'hui, on retourne au sujet que j'affectionne tout particulièrement : les visual novel. Et bon dieu, que cet article a été long à écrire ! En gros, cet article aurait dû faire suivre à l'article sur les visual novel. Je vais même vous faire une confession : c'est quasiment pour ce visual que j'ai fait une grosse intro (oui plus que pour danganronpa que j'ai découvert pendant l'écriture de l'article). Mais bon voilà, on fait pas toujours ce qu'on veut. C'est donc maintenant que je vais pouvoir vous présenter un visual novel que j'aime malgré ses défauts : Katawa shoujo. 


Katawa shoujo est donc un visual novel sorti en 2012 fruit d'une longue gestation. En effet, l'histoire commencera le 4 janvier 2007 sur le forum 4chan. Un auteur de Dojin (pour ceux qui ne savent pas, un dojin est un travail amateur japonais, principalement du manga mais pas que) publie alors ceci : 


En gros, l'idée est une histoire parlant de filles atteints de handicapes divers et variés qui vivent dans une école spécialement fait pour elles. L'idée fait son bout de chemin sur le forum et est l'objet de discussions diverses...je rappelle qu'on est sur 4chan, l'endroit ou l'on peut trouver à la fois des fans inconditionnels de pokémon que de néo-nazi qui veulent conquérir le monde, je vous laisse donc imaginer le contenu des conversations. Mais au fil des discussions, plusieurs personnes finissent par prendre le projet vraiment au sérieux et commencent à former un groupe qui s'appellera finalement Four Leaf studio.

Avec une base comme celle-la, rien n'était certain sur le jeu et beaucoup pensait trouver sur une de ces horreurs donc seul internet a le secret. Et pourtant, il n'en est rien...

Car les mecs de Four leaf ont pris le projet avec le plus grand sérieux, ce qui les conduira à un très long développement de plus de 5 ans. 5 ans pendant lesquelles ils vont écrire, réécrire, faire évoluer le dessin, le design, faire des recherches pour leur histoire et que le projet va même s'exporter puisque plusieurs équipes de traductions vont bosser en coopération avec le studio indépendant pour que le jeu soit disponible en plusieurs langues (dont le français). C'est donc après un long travail que sort le 4 janvier 2012 la version final de Katawa Shoujo. Petit détail d'ailleurs, vous pouvez peut être vous demander pourquoi j'en parle maintenant... Et bien c'est simple, c'est parce que la traduction intégrale du jeu est disponible depuis pas très longtemps (depuis juillet 2013, depuis la dernière japan expo pour être précis). Le jeu est donc disponible gratuitement en anglais et en français gratuite (Mais il est possible d'avoir une version boîte du jeu... que je vous conseille, la Kawa soft a fait un excellent travail). 

Pour vous parler franchement, j'avoue que quand j'ai entendu parler du projet moi-même, j'ai eu du mal à en croire mes yeux. Un jeu dans lequel on doit draguer des filles handicapés ? Et avec des scènes Hentaï en prime. ça sonne comme le délire d'un échappé de l'asile du coin (ou un rêve de gosses pour d'autres....) . Et pourtant, j'ai voulu être curieux et voir le résultat (Inutile de vous dire les commentaires stupides que je me suis pris dans la figure....encore maintenant d'ailleurs). Et pourtant, je dois bien admettre que j'ai bien fait d'être curieux...

Mais que raconte katawa shoujo précisément : 

Le jeu raconte l'histoire de Hisao, un adolescent comme tout les autres qui, après s'être déclarer à une fille dont il était amoureux, va avoir une attaque cardiaque. Il finit à l'hôpital où il est révélé qu'il est atteint d'une mal formation congénital au coeur. Le héros se retrouve donc dans l'obligation d'aller dans une école spécialisée appelé l'académie Yamaku pour pouvoir être suivi cliniquement au cas où il ferait une nouvelle attaque. Hisao, qui est devenu plus ou moins dépressif, est donc contraint d'y vivre bon gré malgré. C'est donc dans cette nouvelle vie qu'il va faire la rencontre de diverses filles, atteinte chacune d'un handicap.

Et ses filles, les voici : 


Pour vous parler du jeu en lui-même, il est bon d'expédier ce qui doit être expédié : Pour le gameplay, c'est simple, le jeu est un visual novel "basique" dans lequel on doit simplement lire et faire des choix qui vont vous conduire à une bonne fin, une mauvaise fin et parfois une fin neutre. Le truc particulier avec Katawa, c'est que le jeu est divisé en 4 chapitres mais que chaque conquête doit être choisi via le choix de réponse que l'on fera avant la fin du chapitre 1. C'est une mécanique de jeu de certains visual novels, globalement, on appelle le début la "common route", c'est le début de l'histoire qui va être commun à tout les personnages et qui finalement, aboutira aux chapitres suivants avec le personnage qu'on aura choisi selon les choix effectués. Une fois dans le chemin de l'héroïne choisie, plus moyen d'en sortir, il faut suivre l'histoire jusqu'au bout ou recommencer le jeu. 

Pour les graphismes et la musique, c'est simple : Katawa Shoujo utilise principalement des photos de lieux existants réellement et qui ont été photoshopé pour leur donner un rendu plus dessin et moins réaliste (un peu comme si les décors avait été frotter avec des pastels), le reste du temps, on a droit à des CG* bien dessiné (bien que le coté amateur se fasse ressentir parfois) et des sprites de personnages bien travaillé avec un design agréable pour chaque personnage. A noter que chaque début de route est illustré par un petit extrait animé d'assez bonne facture qui souligne bien le caractère du personnage. Pour finir, la musique se veut simple avec des mélodies composé au piano principalement mais relativement jolie, traduisant parfaitement les sentiments de la scène qu'elle est sensé accompagné et bien choisie. Pour la durée de vie (je le dis maintenant pour pouvoir me concentrer sur le reste ensuite), comptez environ 5-6h pour une route et 30h pour tout voir (toutes les routes et toutes les fins)

Maintenant, on va donc passer à l'essentiel, le sel du visual novel, la pièce maîtresse de l'oeuvre : le scénario. Et je vous avoue que ça va être assez compliqué pour moi de vous en parler pour une bonne raison : le scénario a été écrit par 5 personnages différentes. Plus sérieusement, chaque filles a bénéficié d'un auteur différent qui a tenu à développer le personnage de sa propre façon. Le résultat est sans appel : ça donne un coté assez inégal à l'oeuvre. 

Car finalement, on se retrouve avec un visual novel certes agréable à lire avec un scénario convenu mais qui ne prends jamais de risques avec le sujet principal ou qui le traite de façon assez maladroite. Tous les auteurs n'ont en effet pas mis le même accent sur le sujet du handicap que d'autres. Pour donner un exemple : Rin a un handicap assez voyant et pourtant, le scénario traite principalement de sa personnalité excentrique. C'est d'ailleurs limite si on oublie pas à un moment qu'elle est amputée des deux bras. Et le souci, c'est qu'on a bien du mal à comprendre l'intention de l'auteur : Veut t'il dire que malgré son handicap, sa personnalité est bien plus importante ? ou tout simplement, qu'il ne maîtrise pas assez le sujet pour pouvoir le traiter de façon risqué et intelligente. Difficile de le dire, mais malheureusement, j'ai eu plus l'impression que les auteurs ne s'étaient assez renseignés sur le sujet pour vraiment le traiter. Le jeu parle bien des habitudes que doivent prendre les héroïnes pour vivre leur vie au quotidien mais ca s'arrête là... pour dire, certaines héroïnes voient même l'explication sur leur handicap être réduit au strict minimum. Un exemple : C'est le site officiel du jeu qui m'a appris que si Rin n'avait pas de bras, c'était à cause d'une maladie et non d'un accident.... "L'originalité" du titre tombe donc à l'eau et on se retrouve avec un eroge un peu classique (même si il faut l'avouer, l'univers de katawa est peuplé de personnages avec des personnalités peu ordinaires)


Pour être franc, le jeu est intéressant car les filles sont intéressantes dans une moindre mesure. Je dis dans une moindre mesure, car comme dans tout bon visual novel, vous aurez des personnages que vous apprécierez et d'autres non. Et les histoires sont agréables à suivre. Mais pour ce qui est d'une quelconque réflexion  sur un sujet concernant le handicap, c'est limite le néant. En gros, c'est un bon jeu qui fera passer un bon moment à ceux qui aiment les histoires d'amour naissant et pas niaise mais clairement si vous êtes du genre à tilter dés qu'une incohérence pointe le bout de son nez, qu' un détail trop gros à avaler arrive avec ses gros sabots ou que c'est un poil classique et peu original, vous risquez de ne pas aimer. 

Après, je suis négatif tout ça mais personnellement, j'ai beaucoup aimé le jeu. Comme je l'ai dit, je me suis attaché à beaucoup de personnages notamment Emi, Hanako et surtout Lily. Sans doute d'ailleurs que j'ai apprécié cette dernière pour le coté surréaliste du personnage : Une fille jolie, riche, gentille, pas prétentieux et avec peu de défauts..... faut l'avouer, ça sonne faux mais parfois j'aime ce coté trop parfait de certaines oeuvres de fictions (quitte à niquer la crédibilité). En bref, ça reste une histoire de détente intéressante à suivre qu'on prends plaisir à parcourir avec la fille de son choix. 

Ha oui, j'avais oublié de parler d'un sujet et je sais que vous attendez que j'en parle : Les fameuses scènes hentaï. Et bien, rassurez-vous (ou pas), il n'y a rien de choquant : Oui il a bien des scènes mais elles sont rapide, très peu détaillés, il a peut être une ou deux par personnages et il est même possible de les enlever via une option dans le menu. Le faites qu'elles soient présent restera un mystère pour moi mais vu la discrétion dont elles font preuve, je vais pas commencer à me poser des questions. 

En résumé, Katawa shoujo vaut t'il la peine d'être parcouru ? Pour ma part, je dirais que oui totalement. Ce n'est pas un chef d'oeuvre absolu et il est clairement que sa réputation a clairement été faites sur le sujet assez brûlant qu'il utilise à la base mais il fait clairement de ses histoires qu'on lit quand on est un peu déprimé et qu'on a juste envie de se détendre et ne pas trop se prendre la tête. Un visual novel long, gratuit, en français, plein de bons sentiments et qui mérite qu'on lui porte plus d'attention qu'un monstre de foire vidéoludique sur lequel on peut glisser 50 moqueries (en ayant évident pas fait le jeu une seule fois....). Lisez le et vivez la petite histoire d'Emi, Rin, Shizune, Hanako et Lilly dans leurs vies à la fois ordinaires et pas ordinaires. 

PS : *CG : Computer graphique, ce sont les différentes images qui servent à illustrer une scènes clé du jeu qu'elles soient hentaï (HCG) ou pas (Event CG)

PS : Un mois sans panne de pc ! je pense que la fin du monde par colonisation alien est très proche !

vendredi 18 octobre 2013

[Visual Novel] G-Senjou No Maou : La part(ition) du Démon.

Bonjour à tous, après le petit article pas franchement positif mais qui m'a donné un sacré coup de boost mine de rien, j'ai décidé de repartir dans mon trip du moment (qui dure depuis presque 4 mois mais bon), c'est à dire : les visual novels. Et aujourd'hui, après l'ambiance pesante de la haine entre joueurs, on va ...pas repartir dans une ambiance plus légère puisqu'on va parler de meurtres, de yakuzas, de kidnapping et de manipulation... On va parler de G-senjou No Maou.


Alors G-senjou no maou est un visual novel sorti le 29 mai 2008 et développé par Akabeisoft2. Si vous n'avez jamais entendu parler de ce développeur, c'est normal, c'est un développeur qui fait uniquement du visual novel et ces jeux n'ont jamais franchi la porte du japon (et c'est bien dommage). Il s'agit de leur 9eme jeu sorti en 3 ans et on peut dire qu'il s'est fait attendre vu le retard qu'il a accumulé. Mais vu le succés qu'il a eu au japon, c'est justifié. Le jeu a même reçu le prix d'or du scénario et du graphismes au bishoujo game award en plus du grand prix en 2008. Le jeu n'étant jamais sorti en dehors du japon, c'est donc via une fantrad que j'ai pu le faire en anglais (une trad français était prévu mais abandonné à cause des soucis techniques). Le titre du jeu vient de la musique "Air on the G String" de J.S Bach (que vous pouvez entendre ici) et du poème Der Erlköning (appelé en français "le Roi des Aulnes) écrit par Johann Wolfgang von Goethe, l'auteur de "Faust" (que vous pouvez lire ici ).

Le jeu nous présente Azai Kyosuke, un lycéen d'apparence ordinaire qui manque souvent l'école et qui se montre social et agréable sous tout rapports. En réalité, il cache clairement une autre face de sa personne : Il est le fils adoptif de Azai gouzou, un yakuza surnommé "le fauve" très cruel et impitoyable et doit travailler pour lui afin de régler une énorme dette de ses vrais parents. A cause de cela, il est en réalité manipulateur, menteur et surtout pense que l'argent est la seule chose à laquelle on peut se raccrocher dans ce monde. Il tient toutefois à garder ses activités secrètes et gare à celui qui apprends son double jeu. Un problème va toutefois taper à sa porte : Gouzou va le charger, suite à l'envoi de deux vers du fameux poème de goethe, de débusquer "Maou", un célèbre criminel rusé et sans pitié qui lui pose des problèmes. Kyosuke va également faire la connaissance de Usumi Haru, une camarade de classe excentrique mais doté de facultés de déduction surprenants, elle-même bien décidé à retrouver Maou pour une raison obscure.


"Du liebes Kind, komm geh’ mit mir !
Gar schöne Spiele, spiel ich mit dir"

(Viens, cher enfant, viens avec moi !
Nous jouerons ensemble à de si jolis jeux !)

Avant de parler du point le plus important du jeu (le scénario évidemment), on va rapidement parler de tout le reste. G-senjou no maou est un visual novel assez classique dans son déroulement : On lit, on choisit une réponse et on relit. Le jeu se compose de 5 chapitres et d'un épilogue mais attention : Ici, chaque chapitre est centré sur un personnage (4 personnage au total après le premier chapitre qui sert de grosse introduction) et libre au joueur de poursuivre le chapitre et de suivre la route et la conclusion du personnage ou d'en voir l'essentiel pour continuer l'histoire et voir le chapitre (et donc le personnage) suivant ou ebcire voir la vraie fin du jeu qui va vous donner tout les tenants et les aboutissants de l'histoire, tout ça au rythme des 25-30h que vous proposera le jeu .Le jeu comprends d'ailleurs à chaque chapitre (sauf le final) une bonne et une mauvais (que je vous conseille de faire, elles sont assez surprenantes parfois) . Niveau graphisme, rien à dire, les CG sont de toutes beautés, dessiné avec soin bien qu'un peu chaotique parfois pour quelques scènes (notez également que pour une raison que j'ai pas compris, le jeu est censurée lors de ces scènes hentaï....car oui, il en a mais on y reviendra). Pour la musique....mmmh on en parlera plus tard. 

Parlons maintenant du point central d'un visual novel, c'est à dire son scénario : Ce jeu est une tuerie absolue !


Anti-héros par excellence, vous allez l'aimer et le détester...

Bon, je vais essayer d'organiser mes pensées pour ne pas vous trop vous surenchérir le jeu et ne pas trop vous donner d'espoirs pour le jeu (c'est en général comme ça qu'un grand scénario, qu'il le soit ou pas, finit par paraître moins bon qu'il ne l'ait) mais bon sang, que le jeu est bon. Pour commencer, le jeu joue principalement sur l'originalité de son contexte et de ses personnages. Rien que le héros vaut déjà le détour : Kyosuke est l'anti-héros par exemple, manipulateur, menteur et avide d'argent, il affectionne ses albums de musique classiques de façon inquiétant (au point de les acheter en double), voit un psy pour ses différents problèmes (absentéisme et pour faire un état des lieux de son équilibre mental), perd rarement son sang froid face à des gens qu'il est sensé menacé et clairement joue souvent un double jeu dans chaque scénario. Rien que le héros est déjà un cas à lui tout seul (ce qui est rare dans les visual novels ou le héros n'est parfois rien de plus qu'une feuille blanche sur lequel le joueur doit plus ou moins coller sa propre personnalité ou que celle-ci s'adapte au besoin du personnage dont il suit la route). Les autres personnages ne sont pas en reste :


- Tsubaki Miwa : La déléguée de classe toute gentille et innocente qui vit avec sa famille nombreuse et qui ne voit clairement pas le double jeu du héros. Incapable de voir le mal en l'homme, c'est celle qui va clairement voir son monde mis à mal et ses convictions mises à rude épreuves pendant son histoire.

- Azai Kanon : La soeur de Kyosuke (enfin demi-soeur), elle est championne de patinage et doit se confronter au difficile train de vie d'une championne. Entre son frère avec lequel elle a dû mal à mettre un nom sur leur relation, son père qui ne la voit que comme une valeur marchande et sa mère qui ne la voit que comme un moyen d'atteindre les objectifs qu'elle n'a elle-même pas su atteindre, la pauvre Kanon, malgré tout, garde son coté joyeux et positif (Ainsi que sa voix aïgu lançant des "nii-chan" et "non-chan" dés que l'occasion se présente, c'est à dire souvent....un peu trop souvent)


- Mizuha Shiratori : La dernière héroïne, on ne sait pas grand chose sur elle au début du jeu, si ce n'est que c'est la fille du directeur (qui est au cœur d'une affaire de pot-de-vin), qu'elle aime s'occuper des fleurs et qu'elle a vu claire dans le double jeu du héros très vite ce qui ne plaît pas beaucoup à celui-ci et crée très vite une relation tendue entre eux deux.

Dans le casting, on peut inclure aussi Eiichi Aizawa : Le sidekick rigolo du héros... et autant vous dire que vous n'êtes pas prêt de l'oublier. D'apparence très joyeux, serviable et gentil, il cache une deuxième personnalité bien plus perverse et calculatrice, cherchant notamment à séduire les filles. Mais contrairement à Kyosuke, son autre lui est plus comique que méchante (imagine en gros un mec qui va passer son temps à promettre milles supplices à ceux qui nuisent à ses intérêts....sans jamais avoir l'audace d'en réaliser un seul). Pour résumé, il n'a pas un grand rôle mais 90% de ses apparitions sont là pour nous lâcher un bon moment de délire avant de repartir dans le feu de l'action.


Voici votre papa.....ça fait envie, pas vrai....aller, mange ta soupe ou popa va te buter ! 

Le jeu nous proposera également un dernier personnage en la personne de Tokiwa Yuki dont je ne vous parlera pas pour éviter de trop spoiler. Sans compter que le grand méchant de l'histoire "Maou" est clairement lui aussi travaillé, entre ses complots calculés, le jeu du chat et de la souris constant avec le héros et ses amis ainsi que la remarquable prestation vocale de Jun Fukuyama (le doubleur de Lelouch dans Code geass !), il dégage exactement ce qu'il est sensé inspiré : Crainte, répugnance mais également de la fascination et l'envie de voir jusqu'où il va aller. Je citerai également le Popaaa de Kyosuke qui mérite son titre de "fauve" : Chaque apparition du bonhomme inspire crainte et inquiétude tant on redouble quel réaction il va avoir...


Entre génie et excentrisme, Difficile de ne pas aimer Haru...

Et finalement, il a l'héroïne principale : Usumi Haru. Et si j'ai volontairement voulu finir avec elle et la mettre à part, ce n'est pas pour rien.. car comme le héros, elle est sûrement le personnage le plus marquant : avec ses cheveux longs partant dans tout les sens, son coté totalement excentrique (elle se présente devant la classe comme étant Ben Laden...), elle s'attire rapidement la sympathie du joueur de part son côté drôle et attachant mais également par son génie : Car malgré tout, Haru reste une fille doté d'une capacité de déduction qui laisse pantois. Combiné à sa relation assez drôle avec le héros (Kyousuke considère Haru comme une pauvre parasite et est sans arrêt consterner par le côté imprévisible de la jeune fille). Et je n'en dirais pas plus mais son scénario (qui s'avère être la conclusion central de l'histoire) est le meilleur de tous...au point d'éclipser ceux de tout les autres.

Car oui, si il a un point qu'on pourrait reprocher avec les différents chapitres et routes, c'est que clairement le scénario principal a été mieux écrit que les autres. Bon, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : les autres chapitres ne sont pas mauvais, loin de là mais clairement le chapitre final est clairement au dessus de la masse. Pour vous donner une image, les chapitres de Tsubaki, Kanon et Shiratori sont des baffes assez fortes pour que vous soyez attentifs jusqu'a la fin mais le dernier chapitre, c'est une paire de claques très fortes toutes les demi-heures qui font qu'on en perd pas une miette.


Le jeu n'hésite parfois à rajouter quelques moments loufoques, histoire d'alléger un peu l'atmosphère. 

C'est sans compter que l'atmosphère est loin d'être rose. Meurtres, complots, secrets, enlèvement, folie... G-senjou no maou n'est clairement pas une histoire comme en voit souvent dans les VN. Et c'est tant mieux, je vais pas vous refaire le couplet sur le cliché du scénario japonais qu'on juge souvent immature mais si clairement, il avait un exemple à donner pour calmer les détracteurs de ce genre d'idée, c'est bien ce jeu. Le scénario est sombre, complexe, réserve plusieurs surprises et est également très bien rythmée avec de nombreux passages mettant la pression au lecteur. Je tiens également à parler des scènes hentaï du jeu qui sont bien présentes (il faut bien appâter le public d'une manière ou d'une autre) en vous disant que même elles ne sont pas placés au hasard : Comme nos personnages vont se trouver en plein tourmente, les scènes interviendront périodiquement pour permettre aux personnages de faire passer leurs frustrateurs, peurs ou joies. Ici donc, les scènes sont rarement gratuits et en prime, sont assez espacés et ne remplissent clairement pas le jeu (et ne font PAS DU TOUT obstacles aux scénarios).


La traque de Maou ne sera pas tout repos...

Je terminerai sur la partie musical du visual novel en parlant du choix très particulier des développeurs pour la bande-son. En effet, ici, on a droit à une sorte de gros compilation de thèmes de musiques classiques remixé pour chaque situation : Les apparitions de Maou sont rythmées par la composition de Schubert qui a servi à accompagner le poème du "roi des aulnes" et donnent clairement un côté inquiétant aux apparitions du génie du mal, Gouzou a pour thème la Marche Slave de Tchaikovsky, ce qui accentue encore plus la tension qu'on ressent par rapport au personnage, les scènes de club ridicules avec Eiichi et Kyousuke sont ponctuée de "la danse de la princesse dragée" aussi de Tchaikovsky, histoire de rendre la scène encore plus cocasse et loufoque et même le programme de patinage de Kanon n'est autre que "la charge des valkyries" de Wagner. Un délice pour les oreilles et un choix méticuleux de la part des développeurs. D'excellent goût et presque aucune fausse note (je pesterai juste sur le thème qui rythme certaines poursuites de Maou que je ne trouve pas très adapté mais qui, heureusement, est remixé dans le dernier chapitre de manière sublime et qui devient la meilleure musique du jeu).

Au final, G-senjou no maou est non seulement un bon jeu mais il arrive à toucher du bout des doigts une philosophie de joueur qui est totalement mienne : Il arrive à prouver qu'avec de simples images bien dessinés, une bonne écriture de scénario autant au niveaux des personnages que du rythme et de la gestion des rebondissements ainsi que des éléments de narration, on peut égaliser et même faire mieux parfois au niveau du plaisir, de l'émotion et de l'immersion que n'importe quel autres jeux avec des beaux graphismes ou encore même du gameplay. G-senjou no maou est une oeuvre sombre, travaillé et un vrai plaisir à lire. Plongez-vous y et appréciez le voyage en enfer.... A bientôt.

  

dimanche 8 septembre 2013

DanganRonpa : Le meilleur Visual novel de l'univers, rien de plus rien de moins !

Avant de commencer, je dois vous faire une petite confession. Y a un mois, j'ai écrit un gros article en deux parties sur le visual novel. L'article avait un but bien précis : Faire découvrir le visual novel en premier lieu ainsi que fournir un genre de lexique pour que les gens puissent comprendre tout le jargon de ce genre de jeux. Mais surtout, j'ai fait cette énorme article (ça m'a pris 4 jours entier et la lecture de 6 sources différentes pour l'écrire..je sais, on dirait pas) quasiment pour vous présenter deux jeux. Et oui, tout ce bazar pour deux jeux.... Et donc aujourd'hui, on va commencer par le premier, on va donc parler de DanganRonpa !


Danganronpa est donc un visual novel/jeu d'aventure sorti en 2010 au japon et développé par Spike (le développeur des jeux dragon ball depuis le premier tenkaichi mais aussi l'éditeur des bioshock, Dragon age ou encore des anciens tomb raider au japon). Sorti avant la fusion avec chunsoft (les développeurs de 999 nine hours nine persons nine doors), la société a pu prouvé que des jeux originaux et totalement barré, Elle savait le faire. Le projet semble avoir bien fonctionner puisqu'un DanganRompa 2 a vu le jour en 2012. Si vous demandez, le jeu n'est sorti qu'au japon et n'a jamais été prévu pour autre part. Toutefois, il a peu prés 2-3 mois, le project zetsubou a accoucher de son premier projet : un patch complet du premier dangan ronpa (la team a l'intention de traduire tout ce qui a rapport à dangan mais ça prends du temps...pour vous donner une idée, DanganRonpa 2 c'est 48355 lignes de dialogues....c'est juste énorme). Si vous n'avez pas envie toutefois de profiter du patch (car évidemment, ca demande une petite modification pas forcément légal ou un bon émulateur), vous pouvez toujours attendre 2014 car NIS a prévu de sortir la réédition du jeu sur PSvita en europe (Malheureusement, on aura droit qu'au premier épisode alors que le jeu est à la base une compilation des deux jeux).


Mais de quoi parle le jeu ? Tout commence quand le héros du jeu, Makoto Naegi, gagne par loterie le droit de s'inscrire à la Kibōgamine Gakuen (l'école du pic de l'espoir en francais); une école qui ne réunit que les élèves qui font partie de l'élite, chaque étudiant portant le titre de Super High School Level suivi de son domaine (Super High School Level Idol, Super High School Level Hacker, ect). Mais alors que Naegi fait quelques pas dans l'école, il s'évanouit et se réveille dans une salle de classe sans savoir ce qui se passe. Il a des caméra de surveillance partout et les fenêtres sont bloqués par d'épaisses planches de métal. Naegi va alors faire la connaissance de 14 autres élèves faisant partie des Super High school level et découvrir qu'ils sont aussi perdus que lui. Personne ne sait ce qu'ils font ici et tous moyens pour communiquer avec l'extérieur semblent avoir disparus. Rapidement, les 15 étudiants vont alors faire la connaissance de Monokuma, une sorte de peluche mécanique vivante qui se prétends être le principal de l'école. Celui va leur apprendre qu'ils sont désormais prisonniers de cet endroit et qu'ils doivent y vivre. Mais qu'il existe un seul moyen de sortir de cette école : Réussir à tuer quelqu'un sans se faire prendre. Si un meurtre est commis, un procès aura lieu : Si le coupable est trouvé, il sera "puni" (de manière létale si vous me suivez) mais si jamais le coupable n'est pas trouvé ou qu'on se trompe de coupable, le meurtrier est diplômé et sort de l'école tandis que les autres sont "punis". C'est donc dans ce climat de pur bonheur que les 15 étudiants vont devoir trouver le moyen de sortir de l'école vivants. 

Petite pause avant de continuer : Sincèrement, après ce Sypnosis, vous pigez tout le potentiel de ce jeu ? hein ? HEIN ? bon ok je continue....

Le jeu va donc être un subtil mélange entre un visual novel et un jeu d'enquête. Le jeu se divise en faites en 4 phases différentes : 

- Les phases classiques de visual novel : Là, rien de spécial à proprement parler. On lit, on réponds parfois à des questions et on se contente de profiter de l'histoire. 

- Le free time : L'école est en réalité totalement explorable au cours du jeu. on peut donc visité les différents bâtiments, fouiller partout mais surtout de parler aux différents personnages. Car les personnages du jeu possèdent chacun leur petite histoire qui se développera au fur et à mesure qu'on leur parlera et qu'on accomplira divers actions. La possibilité d'offrir des cadeaux aux persos permettra également de débloquer plusieurs petites scènes mais également d'obtenir des Skills qui vous serviront lors des phases de procés. 


Si vous posez la question, c'est bien une fille que vous voyez là.
 
- Les phases investigations : Je pense que je vais pas beaucoup vous spoiler si je vous dis qu'évidemment, il aura des meurtres dans le jeu. Lors de ces moments, le jeu vous mettra en mode investigation. Ces phases sont simples : vous devez explorer les lieux, trouver des indices, parler aux personnages pour obtenir des témoignages et résoudre quelques mystères afin d'obtenir des munitions lors des procès (les différentes preuves durant les procès sont représentés sous forme de balles de revolver) . Le jeu révèle toutefois son seul mais principal défaut : Il est relativement assisté. Impossible de se planter lors de ces phases, les salles qu'on doit fouiller sont indiqués sur la carte, une simple pression sur le triangle permet de voir les éléments que l'on peut examiné et parfois le jeu refuse de nous laisser partir tant qu'on a pas trouvé tout les indices dans une salle. Ca reste un détail mais ça peut agacer certaines personnes de ne pas galérer une seule fois quand on recherche un indice (mais bon, je saute relativement ce détail car débattre du bien ou du mauvais de cette idée serait un débat de sourds de mon point de vue)

- Les phases de procès : Ici, on assiste en gros à un procès dont le but sera de découvrir la vérité sur les meurtres. Le jeu, toutefois, dynamise la partie en proposant une série de mini-jeux pour nous faire trouver les failles : Les contres-interrogatoires sont des petites jeux de tirs où ils faut tirer avec la bonne preuve sur le point incorrect du propos, des charades sont mis en place pour trouver un mot qui va faire avancer l'enquête, un jeu de rythme pour faire craquer un personnage borné face à un indice et le traditionnel choix à réponses multiples et une bd à trous sera à compléter pour reconstituer la scène du meutre. Tout ça est limité par une jauge de vie et un petit système de scoring (qui ne sert en réalité qu'a débloquer des bonus comme des artwork ou des vidéos ou pour jouer au gashapon qui permet d'obtenir des cadeaux pour les personnages lors des free-times). Si au début, ça peut sembler assez confus, on se fait très vite aux différents jeux et on se sent plus que jamais dans l'action du procès où accusations, coup de théâtre et stress se culbutent joyeusement pour le plaisir du joueur. 


Avec les répliques qui fusent, le dialogue qui passe d'un à l'autre à une vitesse folle et vos contre-arguments qui fusent comme des balles, jamais un débat sur jeux vidéo n'aura été aussi épique !

Deuxième petite pause avant de continuer : tu le sens que le jeu il est bon là HEIN? TU LE SENS QU'IL EST BON !!!!????....euh....**Tousse** pardon, continuons. 

Mais évidemment, le principal dans un visual novel, c'est évidemment son scénario. Et pour le coup, c'est tout simplement énorme (et encore le mot est faible). Plus objectivement, danganronpa n'est pas uniquement génial par son scénario mais par son univers totalement déjanté. En effet, plus que par ses graphismes (de toute facon, dés qu'on parle de visual novel, peut t'on parler de graphismes ? je ne crois pas), le jeu nous propulse dans un univers tout à fait particulier. Le jeu nous propose un univers partagé entre un humour parfois bien noir et macabres (les exécutions qui sont totalement surréalistes et exagéré, les blagues de monokuma parfois assez glauques), de tensions constantes (les procès sont de belles parties de "je te renvoie la balle du coupable" et un climat de parano règne souvent entre les personnages), de véritables coup de théâtres (chaque fin de chapitres se terminaient facilement par un "WHAAAAT ????" de ma part), un scénario bien pensé sans trop d'incohérences (principalement, on pourra pester sur le manque de réalisme et certains détails gros comme le faites que Monokuma apparaît souvent comme par magie) mais également des personnages totalement haut en couleurs : Entre leur différentes personnalités tout exagéré au possible (Ichimaru par exemple qui semble avoir pris 6 expresso en se levant ou encore le côté inquiétant clairement controlée de Celes) mais également leur design si particulier avec leurs yeux très étrange qui donnent clairement l'impression d'avoir affaire à des Yanderes* qui cachent clairement leurs intentions véritables la plupart du temps. Seul petit défaut encore : Clairement le design si particulier des décors risquent de ne pas plaire à tout le monde notamment à cause des couleurs criardes de l'ensemble. Rajoutons également que l'OST contribue parfaitement à l'atmosphère des situation (le theme pendant les débats contribue à faire tourner la tête en plus des dialogues qui s'enchaînent). Mais du reste, c'est du tout bon. 

Alors, vous vous dites peut être que j'en fais beaucoup pour ce jeu et que j'ai l'air de sauter des défauts ou de les amoindrir mais nom de dieu, vous imaginez pas ce que j'ai ressenti quand j'ai joué à ce jeu ! Pour commencer, je suis fan de bon scénario, j'arriverai même à pardonner un gameplay pourri si le jeu possède une bonne histoire (mais bon, ce genre de jeu est assez rare), et autant dire que j'en ai eu pour mon fric. Le scénario est tordu à souhaiter, les personnages sont attachants, la tension est palpable et sans vous spoiler, le jeu va vous mettre des claques aux fesses pour vous surprendre à chaque fois que vous vous y attendiez le moins. Aligné à ça que le jeu est assez long (20h au moins pour le terminer sans trop faire les alentours comme essayer de trouver toutes les scènes cachées et parler avec tout les personnages pour découvrir tout sur eux...ce qui soit dit en passant est impossible en une partie) et la PSP est parfaitement adapté au format visual novel (son écran large et de bonne qualité offre un confort de jeu excellent où que l'on soit) et on obtient un pur hit ! Ca me fait d'autant plaisir que depuis des années, on me sort que le jeu japonais est devenu risible et ridicule face aux productions occidentales et que je suis pas du tout d'accord. Pour moi, le scénario de danganronpa vaut largement plus le coup de voir n'importe quel bataille d'un jeu occidental. 


Mais qui est monokuma et quels sont ses véritables intentions ?

Je terminerai rapidement en vous parlant de l'animé qui est sorti il a peu (il a 2 mois et demi à peu prés) et qui m'a fait découvrir Dangan comme beaucoup. Bon, je vais pas en faire une énorme critique car l'animé n'est terminé mais je vous dirais juste un truc : si vous avez le choix entre l'animé et le jeu....préférez clairement le jeu. Alors que je sois clair : l'animé n'est pas mauvais, au contraire, il est même très bon, le souci vient que malheureusement, dû à son format réduit, l'animé rush trop vite les séquences et contrairement au jeu où chaque révélation prenait bien son temps pour se faire désirer pour ensuite vous foncer dessus, histoire que vous le sentiez bien, ici l'animé est obligé de tracer plus pour pouvoir caser l'histoire dans sa globalité.  Après, ça reste un excellent résumé pour ceux qui n'ont pas envie d'y jouer (Honte à vous en passant!) ou que vous n'êtes pas sûr d'avoir compris un détail (c'est pour ça d'ailleurs que je mate les épisodes toutes les semaines vu que je suis pas un pro de l'anglais) et dans un sens, ça permet aussi de se remettre dans l'ambiance et à prolonger l'aventure. Mais voilà, si vous avez le choix, je vous recommande clairement plus le jeu.

Au final, est-ce que je vous recommande le jeu ?........MOUHAHAHAHAHAHAHA. 

Bien sûr, si vous voulez tenter par l'expérience, autant vous prévenir, vous allez rentrer dans un univers très particulier. Comme tout les visual novels, il faut également savoir dans quoi vous mettez les pieds. Si vous n'avez pas peur de passer 20h à lire sur notre PSP, foncez, c'est vraiment un titre. Et si vous n'aimez pas trop lire sur votre PSP ou encore que les trucs japonais ou que les univers bizarres, c'est pas votre truc, jouez y pas du tout et taisez-vous, s'il vous plaît merci (je déconne pas hein? j'en ai marre de voir des gens jouer à un jeu qui n'est pas leur genre pour ensuite le démontez gratuitement). Du reste, Danganronpa est un jeu génial, avec une excellent ost, un bon système de jeu et surtout un PUT*** de bon scénario. Joue à ce jeu, faites moi confiance, vous serez pas déçu.



* NDLR : Si vous le savez pas, une Yandere est un genre de personnage qu'on retrouve dans les mangas. En gros, c'est un personnage calme et/gentil en apparence qui cache une personnalité de psychopathe. Un exemple : Yuno gasai dans Mirai Nikki.

dimanche 11 août 2013

Visual Novel/Eroge : Qui êtes-vous ? (2/2) Les genres, le visual en dehors du japon et mon avis.


Avant de commencer, je tiens à vous préciser plusieurs choses : Ce que vous allez lire parle d'un sujet qui n'est que peu aborder dans le monde du jeu vidéo en général et encore moins dans le domaine du jeu vidéo français. J'ai eu donc un peu du mal à obtenir les informations pour parler du sujet que je vais vous présenter aujourd'hui. Ne vous étonnez donc pas si j'ai pu oublier des choses ou que j'ai fait des erreurs (et si j'en ai fait, merci de me le signer GENTILLEMENT et je corrigerai mon erreur). Je tiens également à signaler que si vous rencontrez par hasard des erreurs de mise en page, je m'excuse à l'avance mais j'ai beaucoup édité et refaire la mise en page mille fois sur l'éditeur du blog, ça s'affiche pas correctement et donc je ne peux rien faire (Oui, je sais, je ne suis pas maître de mon propre blog, ha haha c'est très drôle...). Et je termine en disant que si jamais il a des fautes d'orthographe, vous m'excuserez aussi si vu la longueur du texte, des fautes m'ont échappés (je précise que le texte est passé entre plusieurs mains pour être le plus correctement finaliser). Bref, après ce long édito que j'ai copier coller parce que je suis fainéant, voici donc la deuxième partie de cette article.  

3. Mais y a t'il différentes sortes de visual novel/Eroges et en quoi sont t'ils différents ? 

Et bien oui, car donnée importante sur les visuals novels, c'est que ce genre de jeux est assez variés, si le terme visual novel est commun à toutes les formes de roman interactif, ils existent sur plusieurs appellations et formes que je vais tenter d'expliqué : 

- Le visual novel "classique" : En faites, le terme visual novel est très global, à partir du moment où l'on parle d'aventure textuel, on parle de visual novel, peut importe globalement le contenu. Même si en règle général, histoire d'arriver à séparer le genre, on attribue plus souvent les visual novel avec les histoires sans sexe avec lesquelles on interagi pas (même si dans ces cas là, on utilise plutôt le terme "Kinetic novel"). Mais retenez ca : globalement tout les types d'aventure textures que je vais vous présenter sont avant tout des visual novels.


- Le Eroge : Là, c'est le genre qu'on retrouvera le plus. Le eroge est un jeu dans lequel le but avoué est de suivre une histoire mais cette fois avec la possibilité de l'influencer. Le schéma sera souvent le même : On incarne un personnage, on va rencontrer divers personnages, on aura à plusieurs reprises des choses à faire (à nombres variables) et selon les choix, on se retrouvera à suivre l'histoire de tels personnages . La plupart du temps, les personnages seront des filles mais pas toujours (On en reparlera quelques lignes en dessous). Le principe sera de correctement répondre aux questions selon le personnage que l'on veut suivre (ou de faire les bonnes choses) pour déclencher les événements (appelé Flags en général) pour obtenir la meilleur fin possible. Evidemment, le but pour beaucoup, en cherchant à obtenir la meilleure fin est évidemment la récompense "suprême" : Les fameux scènes Hentaï. Car oui, les eroges sont souvent des jeux qui contiennent des scènes explicites de sexe avec les heroïnes. Chaque conquête potentielle en possède plusieurs et le but final pour obtenir 100% du jeu est de faire chaque route pour compléter les albums (scènes, décors, vidéos, etc.). Détail important : Comme expliquer dans l'historique, l'augmentation de budget et surtout l'intérêt grandissant du public pour les eroges ont conduit à l'écriture de scénario de plus en plus complexe, Il n'est donc pas rare de trouver des Eroges avec des histoires super complexes mais toutefois avec du sexe dedans, qui fonctionne en tant que carotte pour le public japonais. (Après, il a évidemment les gros pervers qui s'en foutent de l'histoire et le genre suivant est pour eux).Note également : il n'est pas rare de voir également les eroges ressortir dans des versions épurées sur consoles (à cause de la politique de sony qui refuse ce genre de scènes sur ses consoles).Note aussi : il n'est pas rare que pas mal de mangas ou d'animés obtiennent leur propre visual novel/eroge (plus souvent visual novel).


- Le Nukige : Là par contre, c'est le vrai visual novel 100% sur le sexe. En général, l'histoire est très mise en retrait pour offrir une flopée de scènes de cul en série. En gros, si j'étais méchant (et ça tombe bien je le suis) Le nukige est au visual novel ce que le magasin porno est à la littérature.

- Le gyaruge : C'est un peu l'inverse (comme dit plus haut) l'inverse du Nukige. C'est un type centré sur l'histoire et contrairement aux eroges, il ne contient pas de sexe (voir certains sont même dénués de fan-service comme clannad). On les appelle aussi des Nakuges pour le faites que ce sont des jeux très centrés sur l'émotion et le tire-larmes.  
- Le utsuge: Il s'agit d'un type de visual novel qui possède une histoire plutôt sombre et sérieux. Même si le contenu peut faire pleurer, il ne faut pas confondre Gyaruge et Utsuge dans le sens ou l'un peut proposer par exemple une histoire d'amour sentimental tragique et l'autre par exemple une ambiance sombre, violente et tragique. A noter que le utsuge peut ou non posséder un contenu sexuel. 


- L'otome game : Le visual novel n'est pas un genre sexiste. Bien au contraire, il existe en effet ce qu'on pourrait appeler le eroge version pour les filles. On les appelle les otome games ou en gros, au lieu de filles à draguer, ce sont des garçons qui sont à draguer (même si en général, ce sont plutôt les mecs qui vont vers les filles). Evidemment, il en existe avec scènes de sexe, d'autres sans, d'autres encore sont réservés à un public bien précis (les fameux Boys Love game avec du yaoi) et même parfois des genres plus particulier (oui.... il existe des jeux pour transsexuel aussi....)

- Le Dating Sim : Je termine sur un genre que vous avez lu beaucoup dans l'historique et pourtant, il est encore un peu à part : Le Dating Sim, aussi appelé Galge (Girl game ou encore Bishojo game) est un genre de Eroge d'un genre légèrement particulier dans le sens ou contrairement aux eroge ou on l'interaction avec le jeu sera limité par des dialogues et le scénario mit en avant, le Dating sim propose encore autre chose. Le jeu était clairement un jeu de drague dans lequel il faudra monter ses stats pour arriver à l'idéal masculin qui plaira à notre future conquête. Il faudra donc gérer des stats comme l'intelligence, le physique ou encore la façon de s'exprimer.  Il faudra ensuite trouver du travail pour offrir des cadeaux et pouvoir sortir avec sa promise (Soit dit en passant, quand on lit ca, on peut quand même sentir un soupçon de cliché comme quoi les filles sont superficielles et vénales...et certains diront que c'est réaliste mais bon ^^'). Le plus connu de ces jeux s'appelle tokimeki memorial et rigolez si vous voulez, mais il s'agit d'un des plus gros succès de konami avec plus d'un million d'exemplaires vendus au japon.


Rajoutons également à cela que le visual novel (et plus souvent l'eroge) peuvent prendre des formes les plus incroyables : Saviez-vous par exemple qu’ils existent des jeux de baston eroges ? Des shmup eroges ? Des puzzles games eroges ? Ou encore des survival horror eroges (si si, je vous jure). En effet, pour casser un peu le rythme des eroges avec textes traditionnels, beaucoup ont intégrés des gameplay différents et ca passe par tous les genres. Downhill night par exemple propose en marge de la traditionnelle partie eroge des phases où l'on doit incarner le copilote d'une fille. Le genre se veut le plus varié possible et même certains jeux n'hésite pas à prendre des mécanismes ou des concepts d’eroge (le jeu thousand arms par exemple permet de forger des armes de plus en plus à mesurer qu'on cumule les conquêtes amoureuses). Inutile de dire qu'il a fort à faire et à tester dans cet océan de titres plus différents les uns que les autres. 

4) Mais c'est pas un peu trop........pour le japon ?

Et oui, car au final, le visual novel et encore plus le eroge, c'est un genre plus apprécie au japon. Alors, peut être que les japonais, ca ne les dérange pas de se taper 30h de lecture devant leur pc mais apparemment, en Europe et aux états unis, ca passe pas (je connais beaucoup de gens qui ont essayé et qui ont trouvé ca chiant comme la pluie). Petit truc d'ailleurs : Si vous trouvez ca chiant de base, relatiez un peu : Le jeu a été, de base, pensé pour un public japonais, qui n'ont pas forcément les mêmes goûts que nous. Je dis ca principalement à cause de la tendance des joueurs (et des gens en général d'ailleurs) à décréter qu'un tel type de jeux est de "la merde" parce qu'il n'y comprennent rien ou qu'il l'apprécient pas. De la bêtise pure pour moi. 

C'est pour ca que l’eroge n'a jamais été publié en Europe et aux états unis de façon "visible". Par "visible, j'entends par là qu'évidemment, ça s'est fait à moitié sous le manteau, les jeux n'ont jamais eu de promos de dingue et si les sites ne sont jamais cachés, il fallait vraiment savoir que ca existait. Mais la localisation d'eroge est plus vieille qu'on pourrait le penser. C’est en effet en 2001 que G-Collections a été crée et que c'est en 2002 qu'elle a publié en anglais ses premiers jeux : DOR, Kana Little Sister et Chain ~ The Lost Footprints. L'histoire commença et ce cas en fut pas isolé puisque les titres sortaient et sortent toujours de facon régulière (de 2 à 9 par année). Plus tard, en plus des nombreuses fantrad fait par des fans sur des jeux comme Fate/Stay night par exemple, un autre éditeur d'eroge sortira en 2008 en la personne de MangaGamer et il est européen (Hollandais plus précisément....c'est pour se faire pardonner de Davilex je pense). Calmez-vous toutefois, les jeux n'existent qu'en anglais et n'existent pas en d'autres langues.

Enfin oui et non, car aussi des fantrad en français de visual novel, ca existe. C'est le cas par exemple de la kawa soft team qui nous à offert quelques visual novel en francais. Et vu la qualité de leur travail, on ne peut que les remercier (Imaginez : Traduire 8 à 30h de texte en amateur sans être payé et faire du bon travail ! moi je dis respect). D'autre teams sont également à disposition et autant vous dire qu'autant en anglais qu'en francais, vous avez du travail pour lire tout ce que vous propose internet en matière de visual novel traduits.

Aujourd'hui, officiellement, quelques titres qui sont considéré officiellement comme des visual novels sont sortis en europe et ont obtenu une certaine renommé comme la série des ace attorney ou encore le diabolique Virtue's Last reward. La machine semble légèrement entrain de se lancer puisque NIS semble vouloir publier quelques uns de ces titres comme Steins gate ou encore Dangan Rompa sur Vita. Reste à voir comment le marché va se porter chez nous et si il trouvera son public. 

5) Mais toi, tu as déjà joué à ce genre de jeux ?

Et bien oui (sinon je n’aurai pas fait un article dessus), j'ai du faire au bas mot une vingtaine de visual novel et eroge confondu et un seul dating sim (le fameux love plus). Le premier testé à été Shuffle! Donc j'avais déjà vu l'animé et donc j'étais curieux de voir si l'histoire changeait d'un format à l'autre. Le premier gros choc a été évident le chara design (on passe d'un super chara design soigné dans le visual novel à un dessin grossier et franchement pas soigné dans l'animé) mais évident, le traitement fait à chaque personnage. Ca se voit moins dans Shuffle! Mais dans beaucoup d'adaptation, il est difficile de caser 30h de lecture intensive en un animé de 13 à 26 épisodes de 20 minutes (on atteint à peine 4h20 ou 8h40, ce qui consiste à peine la moitié parfois de la durée totale du visual novel). Après avoir terminé toute les routes (même celles que j'aimais pas, c'est dire à quel point j'ai apprécie ce jeu...), j'ai donc décidé de me lancer dans d'autres titres que j'ai apprécié (pour l'instant, j'ai la chance de ne pas être tombé sur un titre qui m'a fait vomir). 




Tout ça pour dire que contrairement à ce que pourrait croire certains (oui, je parle de toi devant ton pc là. Oui toi le roux là, entrain de ricaner bêtement !), Je n'ai jamais joué aux visual novel/eroges pour leur contenu sexuel , je dois même dire que je m'en foutais totalement, sil en a, je zappe à toute vitesse, c'est assez ennuyeux et plutôt pas attirant (je regarde du vrai porno moi monsieur avec une femme, un homme et une chévre)  mais tout simplement parce que (comme dit plus haut), leur évolution et l'intérêt que les éditeurs et développeurs leurs ont donné à permis l'écriture de scénario qui rivalisent avec l'écriture de certains scénarios de RPG. Après, entendons nous bien : Il a certain eroges que je joue clairement pour me détendre. Pour donner un exemple, Snow Sakura est un jeu que j'ai fait plusieurs fois car son contenu permet de se détendre vu qu'il n'y pas de scénario très complexe mais qu'il est bourré d'humour (certes d'humour facile et qui ne fera pas rire tout le monde mais d'humour quand même) et qu'on refait du coup certains scènes uniquement pour le sourire qu'elles procurent. 

Et comme je vous le dis, le eroge est un genre suffisamment variés et riche pour que tout le monde puisse trouver son compte (du pervers lubrique comme Yamato :D au joueur fan de bonne histoire comme moi). Au final, le genre visual novel est pour moi un genre que finalement, je commence au fil du temps à de plus en plus apprécier et ce n'est pas pour rien que je songe à clairement mettre un ou deux visual novels dans ma liste de jeux préférés. 

6. En conclusion. 


Voilà un peu tout ce que je peux vous dire sur le genre visual novel. J'espère que cela vous aura éclairé et peut être rendu curieux. Je ne peux que vous conseillez d'en tester un, et celui que vous voulez car il en existe plus qu'on pourrait le penser (j'ai été moi-même grandement surpris du nombre d'eroge/visual novel qu'on peut trouver et surtout la grande variété des genres disponibles) et également de ne pas céder aux préjugés qu'on peut avoir sur le genre. J'espère encore une fois que ca vous a plu (y a intérêt, vous n'imaginez pas la masse d'heures que je viens de passer à la réaction de cette article) et je vous dis à bientôt. 

Et pour conclure l'article, une image perturbante.....